Michel Ragon

In June, the Institut national d’histoire de l’art in Paris hosted Michel Ragon, critique d’art et d’architecture, a conference devoted to the critic and organized by Serge Guilbault, Hélène Jannière, Richard Leeman, and Jean-Marc Poinsot. It coincided with Michel Ragon, vivre demain l’architecture, an exhibition at FRAC Bretagne including works by Martin Barre, Raymond Hains, Simon Hantaī, and Pierre Soulages.

The Archives de la critique d’art has digitized a collection of unpublished letters by Ragon (biography; bibliography). An article by Jannière [PDF] was in Critique d’Art 29 (2007).

A program with abstracts [PDF] is online. Talks included:

  • Jill Carrick, “Scandale, exhibitionnisme et flagrant délit. Les écrits de Michel Ragon sur le Nouveau Réalisme (1960-1963)”
    • En 1961, Michel Ragon publie un texte sur les notions de scandale et de l’exhibitionnisme en art. Oscillant entre éloge et scepticisme, son article expose les subterfuges publicitaires du Nouveau Réalisme tout en interrogeant l’efficacité de son recours à la mise en scène de la provocation. Il nous semble que les écrits de Michel Ragon évoquant le Nouveau Réalisme et le scandale peuvent être reconsidérés à la lumière des brûlantes polémiques sur les spectacles « son et lumière » et la « poudre aux yeux » artistique à Paris, au début des années 1960. Cette communication retrace l’évolution du jugement du critique sur le Nouveau Réalisme entre décembre 1960 (date du troisième Festival d’Avant-garde) et la publication de son article intitulé «Le Nouveau Réalisme” dans Jardin des Arts en mars 1963.
  • Kent Minturn, “Chaissac, Dubuffet, Paulhan et le destin de la littérature: prolétarienne dans la France d’après-guerre”
    • Gaston Chaissac, sans doute l’artiste autodidacte français le plus célèbre, a aussi été un écrivain prolifique. En mars 1946, au moment même où Jean Dubuffet énonce sa théorie de l’art brut, Michel Ragon préface l’édition de la correspondance de Chaissac. Sous l’intitulé Gaston Chaissac, esthète en tablier de cuir, elle est publiée dans le numéro 4 de Maintenant, revue consacrée à la littérature prolétarienne dirigée par Henry Poulaille. Empruntant la voie tracée par Ragon, cette communication explore les relations que Chaissac entretient avec la littérature prolétarienne. Ce faisant, elle met en évidence un aspect constamment négligé de l’histoire « littéraire » de l’art brut.
  • Karen Kurczynski, “Michel Ragon et COBRA: un dialogue autour de l’expression artistique populaire”
    • Michel Ragon et les artistes Cobra, notamment Asger Jorn, considèrent que l’expression artistique populaire est par nature opposable aux structures institutionnalisées du monde artistique. Leur dialogue atteint son apogée avec la publication, en 1957, du livre de Jorn, traduit par Ragon et Matie von Domselaer, Les cornes d’or et la roue de la fortune, somme aléatoire traitant des symboles iconographiques. Cette communication défendra l’idée que la dialogue de Ragon avec les artistes Cobra a, d’une part, contribué à modeler sa conception du rôle social de l’artiste durant la période d’après-guerre et, d’autre part, a soutenu la création, en apparence paradoxale, d’une avant-garde reposant sur l’art populaire.